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mel1) Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être nommée parmi les 5 premiers designers d’intérieur débutant pour l’année 2013?

Je fus très honorée d’être nommée parmi les gagnants de ce concours national. Comme je viens d’obtenir mon diplôme de la Ryerson School of Interior Design, j’étais relativement réticente. Je considère que mes pairs et collègues de classe ont plus de talents et qu’ils sont plus innovateurs que moi! J’aimerais qu’il existe un prix «Top 50» qui rendrait justice à tous les designers d’intérieur dont les talents et les aptitudes devraient être célébrés. C’est Peter Heys, de la firme IBI Group, qui a soutenu ma candidature dans le cadre de cette compétition. Je suis très fière d’avoir su être à la hauteur de sa confiance envers moi.

 

2)  Quels facteurs ont inspiré votre décision de devenir designer d’intérieur?

Ce choix de devenir designer d’intérieur me semble inévitable. J’ai eu la chance de grandir dans une famille dont les intérêts favorisaient le monde du design. Mon grand-père était un ingénieur, un designer de meuble, un peintre et un photographe talentueux. Plusieurs membres de ma famille ont travaillé au Musée des beaux-arts du Canada, ma tante Karen y a travaillé pendant toute sa carrière. Sa propre mère était une guide volontaire dans le domaine du design et de l’architecture et ma grand-mère était bénévole. Ma tante Sue travaille dans le domaine des sciences, et avec ma mère, elles sont capables de résoudre plusieurs problèmes. Elles m’ont enseigné comment aborder divers problèmes avec persévérance et dévotion. Mon père était aussi un architecte entrepreneur et je lui dois beaucoup. Mes parents m’ont permis de découvrir le monde des arts et du design et je leur en serai éternellement reconnaissante.

 

3) Quels conseils avez-vous pour les autres designers d’intérieur qui sont dans les 5 premières années de leur carrière?

Le conseil que je donnerais aux autres designers d’intérieur débutants, c’est d’avoir une ouverture d’esprit dans l’approche de la profession et une volonté de trouver le secteur du design où ils seront confortables. Le design d’intérieur est une profession variée. Il y a de la place pour différents types de créateurs. Je crois qu’il est important de trouver la place qui vous convient le mieux, qu’elle prenne des formes plus traditionnelles comme le design pour les entreprises ou le milieu hôtelier, ou encore des formes plus académiques ou artistiques. Les designers d’intérieur débutants doivent demeurer ouverts à toutes les occasions d’évoluer, s’impliquer et de découvrir tout ce que le design peut offrir. Les voyages sont aussi formateurs, selon les possibilités. Le fait de voir l’art et l’architecture des autres pays vous permet d’apprécier les merveilles du design et tout ce qu’il peut accomplir.

 

4) Vous devrez bientôt passer les examens du NCIDQ, êtes-vous prête? Comment vous préparez-vous?

C’est important pour moi d’obtenir la certification du NCIDQ. Je pense compléter mes premiers examens à l’automne 2014. Comme je suis stagiaire d’ARIDO, je suis attentive à ces étapes obligatoires qui me permettront de demeurer sur la bonne voie. Ce contexte m’aide à travailler avec d’autres personnes qui ont réussi les examens. En somme, je veux être certaine que mon travail quotidien m’initie à divers défis de design, car ils seront testés ultérieurement dans les examens.

5) En devenant une des Top 5 pour l’année 2013, vous avez remporté plusieurs prix, incluant les frais de voyage et d’hébergement dans le cadre du salon IIDEX Canada. Vous avez participé à la table ronde des Top 5 et reçu un trophée de Tim Forbes, qui vous a été présenté lors de l’assemblée annuelle des DIC. Vous avez eu la chance de participer aux festivités des nombreuses salles de montre et de profiter des visites guidées organisées par Interface et Knoll, sans oublier que vous avez bien mangé dans l’un des restaurants les plus chics de Toronto dans le contexte de l’événement Dine by Design. Lequel de ces privilèges a été le plus important? Qu’avez-vous retenu d’une telle expérience?


Comme je suis la seule gagnante des 2014 Top 5 qui habite Toronto, j’ai la chance de découvrir les nombreuses ressources que cette ville peut offrir dans le domaine du design. Mahesh Babooram, de la firme Interface et l’équipe de Knoll, incluant Judy Brant et Chris Knoll, ont été des gens extraordinaires. Ils m’ont généreusement aidée dans mes projets de design. J’ai eu beaucoup de plaisir lors de la soirée des ARIDO Awards. C’était merveilleux de voir et de célébrer les travaux de firmes aussi talentueuses.

 

6) Où vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans ?

Dans cinq ans, j’espère toujours travailler comme designer d’intérieur. En ce moment, je trouve cela excitant de travailler comme designer d’intérieur, d’explorer mes aptitudes artistiques et de relever des défis au quotidien. Je me trouve chanceuse d’avoir trouvé une profession que j’aime. J’espère demeurer créative en utilisant les nouvelles technologies pour simplifier le processus du design et avoir plus de temps pour l’innovation. Dans 10 ans, j’espère être experte dans mon domaine. Je ne sais pas encore dans quel secteur du design d’intérieur je me spécialiserai, mais le temps et l’expérimentation me permettront de le découvrir.

 

7) Comment définissez-vous le design durable et quelle est son importance pour votre génération?

Je suis dérangée par le fait que l’expression «design durable» n’est pas toujours utilisée comme il le faudrait. Cette étiquette est souvent accolée à un projet comme si c’était une vignette pour mieux vendre. Les gens pensent que quelque chose est protégé alors qu’ils sont manipulés. Je crois que le terme «design durable» devrait signifier «design responsable», indiquer que les designers sont tenus responsables de leurs choix et que leurs décisions ont souvent des conséquences sur la santé, la sécurité et le bien-être des résidents. Ces décisions ont aussi des impacts réels (à court et à long terme) sur les environnements et les communautés. Je suis intéressée par la diversité des stratégies associées aux techniques traditionnelles, celles-ci balancées par les dernières innovations des matériaux et des technologies. Je crois qu’il est très important d’être scolarisé et de se tenir au courant des variétés du design et de ses possibilités.

  

8) Dans quelle mesure croyez-vous que votre solution de design exprime les valeurs de votre génération?

Je considère que ma solution de design est unique parce qu’elle valorise moins la création artistique que la créativité dans la résolution d’un problème de design. Lorsque j’imaginais des solutions à ce défi de design, je voyais bien les besoins variés de ces femmes du réseau WELNEPAL: leurs objectifs, leur vie au quotidien et les défis qu’ils doivent surmonter. Ma solution de design proposait des espaces pour un marché adaptable et communautaire facilement transformable au quotidien : un espace qui utilise des matériaux et des techniques de construction locaux. Il n’y a rien de luxueux ou de très compliqué dans mon projet et j’en suis fière. Je n’ai cessé d’apprécier les étapes de la recherche et ce défi. Je pense que ma solution de design reflète autant la flexibilité de l’approche que les nouvelles valeurs de ma génération, des valeurs axées sur l’aspect humain plutôt que sur les profits et qui valorisent la conservation et l’édition plutôt que le consumérisme. Je pense que notre génération a un accès incroyable à l’information et à des outils qui nous permettent de comprendre et de répondre efficacement aux défis de design de notre monde actuel.

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