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erikaErika Sammons, ft3 Architecture Landscape Interior Design

1) Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être nommée parmi les 5 premiers designers d’intérieur débutant pour l’année 2013?

C’est stimulant. C’est un grand honneur de recevoir ce prix des DIC et de me retrouver en compagnie de designers aussi talentueux. 

 

2) Quels facteurs ont inspiré votre décision de devenir designer d’intérieur?

La qualité et le caractère de l’espace ont eu une importance capitale dans les perceptions de mon enfance. Très jeune, j’étais déjà fascinée par la forme, le motif et l’espace et j’avais l’impression d’avoir un penchant pour la création. Mes parents ont toujours encouragé mes passions pour la musique, l’art et la photographie. C’est lorsque je me suis inscrite à mon premier cours sur le design environnemental que j’ai découvert ce que je voulais faire.                    

 

3) Quels conseils avez-vous pour les autres designers d’intérieur qui sont dans les 5 premières années de leur carrière?               

Il faut accepter d’être à l’extérieur la majeure partie du temps. N’ayez pas peur de poser plusieurs questions, le fait de vouloir apprendre n’est pas honteux! Soyez ferme lorsque vous discutez des questions actuelles, vous verrez comment cela deviendra plus facile avec le temps. Participez souvent aux activités de groupes de votre firme, à celles de votre association professionnelle, aux événements de divers comités de design ou aux événements d’organisations extérieures à la communauté du design. Ces expériences enrichiront non seulement vos connaissances de base, mais elles élargiront aussi vos ressources sociales.

 

4) Vous devrez bientôt passer les examens du NCIDQ, êtes-vous prête? Comment vous préparez-vous?

D’un point de vue professionnel, je pense être bien préparée. Je travaille maintenant depuis plusieurs années. J’ai eu l’occasion d’acquérir de l’expérience dans les différentes facettes de mon travail, selon les projets. L’association professionnelle du Manitoba, PIDIM, et les DIC, offrent plusieurs ressources importantes pour la préparation aux examens. Il y a des séances d’information, des groupes d’études et des examens pratiques. Je profite énormément de ces ressources. Dans les prochains mois, j’espère m’impliquer d’avantage sur le conseil de PIDIM en tant que représentante provisoire. Je présume que cette expérience m’aidera à obtenir la certification du NCIDQ.

 

5) En devenant une des Top 5 pour l’année 2013, vous avez remporté plusieurs prix, incluant les frais de voyage et d’hébergement dans le cadre du salon IIDEX Canada. Vous avez participé à la table ronde des Top 5 et reçu un trophée de Tim Forbes, qui vous a été présenté lors de l’assemblée annuelle des DIC. Vous avez eu la chance de participer aux festivités des nombreuses salles de montre et de profiter des visites guidées organisées par Interface et Knoll, sans oublier que vous avez bien mangé dans l’un des restaurants les plus chics de Toronto dans le contexte de l’événement Dine by Design. Lequel de ces privilèges a été le plus important? Qu’avez-vous retenu d’une telle expérience?

J’ai toujours attendu avec impatience la parution du magazine mensuel Canadian Interiors. Ça été très excitant de voir mon travail publié dans les pages de cette excellente revue canadienne. Après avoir participé au salon IIDEX, à la cérémonie des prix et aux événements sociaux, je dois dire que la plus belle chose de cette expérience, ce sont les gens que j’ai rencontrés et les liens que j’ai pu établir avec plusieurs personnes. Il y a les collègues primés, des designers de partout au pays, les membres du conseil des associations provinciales et des DIC, sans oublier les généreux représentants de divers produits qui ont contribué à l’organisation de l’événement. C’était une rare occasion de pouvoir discuter des questions qui préoccupent l’industrie, de découvrir les passions des autres, d’entendre des conférenciers inspirants, de participer à des ateliers remarquables et de découvrir des produits innovateurs.

 

6) Où vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans ?

Dans les cinq prochaines années, j’espère avoir la certification du NCIDQ. Je veux continuer à profiter de tous les occasions d’apprentissage offertes, à évoluer et à relever les défis de ma pratique. J’espère être plus impliquée dans le design d’espaces publics et j’aimerais travailler en collaboration avec plusieurs professionnels du design pour élargir les frontières conventionnelles de notre travail. Je vais rechercher les occasions de contribuer aux dynamiques de la ville, pour mieux appliquer les aspects qualitatifs du travail de design d’intérieur aux réalités de la mobilité durable du design urbain, à la création des aménagements et à la qualité de vie dans les villes du pays. J’aimerais aussi contribuer à des publications d’articles qui portent sur des questions d’architecture et de design. Si je suis assez chanceuse, je passerai les 10 prochaines années à travailler pour établir une carrière importante comme designer professionnelle dans une industrie que j’aime.

 

7) Comment définissez-vous le design durable et quelle est son importance pour votre génération?

Le développement durable est une méthodologie de design qui observe les principes de la durabilité en matière d’écologie, de sociologie et d’économie. Dans une perspective environnementale, il faut considérer les ressources renouvelables, les matériaux durables à faible impact, l’efficacité énergétique et même le bio-mimétisme. Dans une perspective sociale, il faut considérer les droits humains et l’équité, le développement communautaire, l’habitabilité et l’aménagement. Dans une perspective économique, il faut considérer le commerce équitable, la responsabilité et l’équité financière. Autrefois, le développement durable était considéré comme un objectif insurmontable. De nos jours, il est un critère de base de la réussite d’un design.

Nous sommes à un point tournant de notre histoire biologique. Comme designers, nous avons la responsabilité de maintenir des valeurs centrées sur le développement durable lorsque nous créons. En générant des systèmes fermés qui protègent les écosystèmes, respectent les individus et appuient les économies, nous assurons non seulement la santé et le bien-être de notre planète, mais aussi notre survie et celle des générations à venir. 

 

8) Dans quelle mesure croyez-vous que votre soutien de design exprime les valeurs de votre génération?

Je crois que toutes les solutions de design ont une valeur. Surtout si le design est centré sur l’utilisateur participant au lieu de combler uniquement les besoins reliés à la fonction, et que le design engage les gens dans la création et les usages de l’espace. J’ai ressenti comment ma solution de design devait privilégier les femmes et les utilisatrices en offrant des espaces de transitions et des choix. De tels espaces deviennent possibles grâce à un design flexible, ayant des frontières poreuses qui à la fois séparent et relient les fonctions, les idées et les gens. Ces espaces transitionnels sont connus comme des espaces de seuil. Ils permettent aux individus de naviguer leurs environnements et leurs relations, de relier les choses, d’interagir et d’explorer. L’émergence de ces espaces de seuil peut favoriser des rapports plus directs et des occasions d’apprentissage aux femmes en considérant leurs niveaux de confort et leurs choix.

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